lundi 14 février 2011

Les chiens du Parc Baldwin : en laisse ou en liberté ?

Avec une patinoire l'hiver, un parc de jeux pour tous les âges depuis 3 ans, une belle "forêt" qui donne ombre et fraîcheur l'été, une fontaine qui attire son monde au milieu... le parc Baldwin est un des joyaux du Plateau Est.
Entre Terrasse Mercure et Marie-Anne, le parc est ouvert. On y pique-nique l'été, on y apprend à skier ou on sort ses raquettes l'hiver, on y construit des bonshommes de neige ou on y joue au freesbee. C'est un de ces coins méconnus, rarement pleins de monde, où il fait bon se détendre en toute saison, et où passent et jouent de nombreux enfants puisque l'école St Louis de Gonzague, qui accueille des bambins de 4 à 8 ans, le borde sur sa partie sud.

Parc Baldwin - source flickr.com
Un de ces lieux par exellence de socialisation, de voisinage et d'apprentissage de la vie en collectivité. Si ce n'est que depuis plusieurs années d'un laisser-faire généralisé, les chiens qu'on y croise sont le plus souvent en liberté.

Or aux yeux d'un enfant, rien ne ressemble plus à un chien qui attaque qu'un chien qui joue. Aussi pouvez-vous passer des heures à expliquer à un bambin qu'il n'y a pas de quoi s'inquiéter, ces chiens en liberté qui courent vers lui à perdre haleine sont en train de jouer ensemble, que ce n'est pas à lui qu'ils en veulent, que se sauter mutuellement dessus les crocs sortis fait partie du jeu en langage chien... vous pouvez bien passer entre 2 et 4 fois par jour à travers ce parc pour vous rendre à l'école et en revenir, multipliant ainsi les mises en situation... même le plus gentil des toutous peut inspirer de la crainte à un enfant.

Aussi, lorsque vous êtes témoin du "jeu" d'un de ces chiens en liberté qui prend un enfant - peut-être même un de ceux qui n'ont habituellement pas peur - pour cible, court vers lui, le renverse et le roule par terre, "pour jouer", alors que l'enfant crie de panique, plaqué au sol dans un "jeu" dont il ne connaît pas les règles... vous êtes en droit de questionner le laisser-faire ambiant.
Ce matin de St Valentin, c'est ce qui s'est passé. Le maître a beau jeu de clamer le caractère joueur et inoffensif de son chien, il n'en reste pourtant pas moins que tout chien doit être tenu en laisse en tout temps sur un terrain non clôturé, et que c'est stipulé dans les règlements municipaux. Ne pas respecter cette règle, c'est s'exposer à des constats d'infraction pouvant aller jusqu'à $1000.


Un projet pour l'Est ? 
Pourquoi pas une aire d'exercice canin dans le parc Baldwin ?

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Rappels : 


Les aires d'exercice canin (AEC) du Plateau : (Banque d'informations Sherlock de la Ville de Montréal) 
• Parc La Fontaine (à proximité des terrains de tennis)
3933, avenue du Parc-La Fontaine
• Parc Sir-Wilfrid-Laurier
angle des rues Saint-Grégoire et de Mentana

Par ailleurs, il est possible de promener son chien sans laisse, à l'exception des rottweillers, des pitbulls et des dobermans, dans un secteur précis du parc Jeanne-Mance, de 6 h à 8 h 30 et de 21 h 30 à 24 h. Ce secteur est situé à proximité du terrain de soccer.

jeudi 3 février 2011

Des projets dans l'Est

Plateau Milieu de Vie a appris dernièrement que plusieurs projets pourraient se concrétiser dans l'Est du Plateau d'ici quelques années. Des projets pertinents pour le développement du pôle de l'est mais nous devrons tous nous y engager activement. Ces projets ne pourront voir le jour sans notre participation à tous.

Notre cadre de vie nous appartient et nous avons la responsabilité de nous en occuper.

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Vous le savez peut-être, nous aurons un nouvel Éco-quartier à compter de la mi-février.
L'arrondissement a donné le contrat de gestion à l'entreprise d'économie sociale Nature-Action Québec pour trois ans. L'organisme s'installera au rez-de-chaussée du chalet du parc Laurier et l'arrondissement investira 200 000 $ en 2011. C'est le moment de remplir le carnet de commandes !

Si vous avez des projets de verdissement dans votre ruelle, pour vos carrés d'arbres, voulez fermer un bout de ruelle, rafraîchir votre ruelle verte ou encore envie de vous impliquer bénévolement avec cette nouvelle équipe, c'est le moment de vous manifester.

D'ici à ce que l'équipe se mette en place, vous pouvez communiquer avec Christine Gosselin à l'arrondissement (514-872-5954).

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Le coeur du pôle de l'Est c'est le superbe parc Baldwin. Entre Sherbrooke et la Terrasse Guindon, le lieu est magnifique et mérite d'être mieux utilisé pour différentes activités propres à la vie de quartier.  L'église, l'école, les jeux pour enfants, mais aussi - pourquoi pas - des activités culturelles, un petit marché public, une circulation apaisée...  
Il n'en tient qu'à nous de réfléchir et de proposer différentes idées -- et de contribuer à leur réalisation.

Si vous avez des idées, un peu de temps et envie de contribuer au développement du pôle de l'Est par vos compétences et votre créativité, écrivez-nous à PMV. Nous voulons mettre sur pied différents comités de travail d'ici le printemps prochain.

Au plaisir de travailler avec vous très bientôt !

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En passant, la Maison d'Aurore est à la recherche de bénévoles pour l'aide aux devoirs : contactez le 514-527-9075 si vous avez quelques heures à leur consacrer.

mardi 1 février 2011

L'École des Métiers de la Construction de Montréal et son milieu de vie (2)

Lorsqu'une institution passe allègrement par-dessus les réclamations de ses voisins, il y a de quoi s'irriter. Mais lorsque la même institution annonce vouloir s'étendre, sans même prendre la peine de prévenir ses riverains autrement que par le journal local, il y a carrément de quoi s'inquiéter.

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Tout ce que la CSDM a fait jusqu'à présent était de présenter succinctement ses projets aux résidents qui le lui demandaient avec insistance, sans prendre la peine d'organiser les consultations qu'elle promettait. Comment peut-elle encore s'étonner, avec un tel comportement, que les résidents soient mécontents et qu'ils aient l'impression de ne pas être écoutés ?

Ainsi, malgré ce que la CSDM laisse entendre dans ses communiqués merveilleusement encourageants et démontrant une ouverture d'esprit peu commune, la réunion tenue le 5 janvier 2011 ne l'a été qu'en réponse aux demandes répétées des résidents.


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La CSDM professe sa bonne foi et sa bonne volonté en promettant aujourd'hui de tamiser la lumière des couloirs par des volets prétendument "opaques mais qui laissent passer la lumière" (si elle passe dans un sens... ne risque-t-elle pas aussi de passer dans l'autre ?), par l'installation d'une haie végétale qui clôturerait le terrain avant (haie, est-il besoin de le préciser, qui mettra plusieurs années à arriver à maturité ; et puis quelles plantes résistent au passage de voitures qui ne se gênent pas pour stationner sur le terrain qu'elles sont censées clôturer ?)

Pour ce qui est des problèmes reliés à la circulation excessive, aux livraisons anarchiques, aux moteurs bruyants et tournant à l'arrêt, etc., la CSDM promet l'installation de panneaux dirigeant les camions de livraison vers l'entrée située sur la rue Masson, ainsi que de laisser les étudiants stationner sur ses terrains privés les soirs et fins de semaines. Par contre l'entrée principale demeurera sur la rue Parthenais, concentrant ainsi tous les irritants reliés à cette circulation sous les fenêtres des résidents. 

Et pour le reste, notamment l'aménagement des rues, "c'est du ressort de l'arrondissement". Certes.
Parions-nous sur le fait qu'elle ne s'occupera pas de relayer les demandes des résidents auprès des élus, dans l'esprit de médiation qu'elle annonce encourager ? Les résidents devront donc aller eux-mêmes faire leurs demandes, seuls, et passer une fois de plus pour les seuls éternels « chiâleux » du milieu. Ne vous en faites pas, ils ont l'habitude.

Enfin, un des irritants majeurs de l'agrandissement des locaux de l'ÉMCM, à savoir l'installation d'un ventilateur monstre sur les toîts de la nouvelle bâtisse, est d'emblée écarté de toute discussion. Le ventilateur en question n'est pas encore en fonction, mais les tests effectués à la fin d'automne et dont nous avons été témoins laissent entrevoir une élévation inquiétante du niveau de bruit ambiant. 

Doit-on comprendre que la direction de l'École s'octroie le droit de polluer son environnement sonore de façon incontrôlée ?


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Il semble que la direction de l'école, avec le consentement de sa Commission scolaire, non contente de tolérer des comportements délinquants de la part de ses étudiants "pour garder les décrocheurs", applique elle-même cette incivilité dans ses propres actes.

Considerate Construction Scheme en photo



Photo prise à Greenwich, près de Londres en septembre 2010 sur un très imposant chantier de rénovation d’édifices pluri-centenaires. – On distingue bien le slogan « improving the image of construction ».  
C’est chic, n’est-ce pas ?


dimanche 30 janvier 2011

L'École des Métiers de la Construction de Montréal et son milieu de vie

Connaissez-vous l’École des Métiers de la Construction de Montréal (ÉMCM) ?



Elle existe depuis une quarantaine d’années à l’est du Plateau. Ce n’est pas une école de quartier mais un "centre sectoriel" comme se plaît à l’appeler la CSDM, dont elle dépend. L’ÉMCM offre 17 programmes de formation dans le secteur de la construction : plomberie, maçonnerie, électricité, etc., en plus de sessions de formations en santé sécurité au travail. Sur son Facebook on peut lire :
"L’École des métiers de la construction de Montréal (ÉMCM) est située dans un secteur tranquille du Plateau Mont-Royal entre les rues Laurier, Masson et D’Iberville. Elle dispose, avec 270 000 pieds carrés de superficie, d’un cadre d’apprentissage vaste, chaleureux et facile d’accès."
En 2007-2008, 2450 étudiants la fréquentaient en formation initiale et 4330 autres en formation continue. Des étudiants dont la très grande majorité circule en voiture. 

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Depuis une vingtaine d’années des résidents tentent de convaincre la direction de l’ÉMCM et la CSDM de tenir compte de l’environnement « tranquille » et résidentiel de ce secteur du Plateau. Après vingt ans, nous en sommes à la deuxième génération de citoyens qui revendiquent une cohabitation respectueuse. Les deux dernières années ont été particulièrement actives sous la gouverne du Comité des résidents de Lorimier, mené par Richard Boutin.

Afin de mieux comprendre le dossier, retraçons rapidement le fil des événements jusqu’au 5 janvier dernier :
  • Mars 2008 - Les citoyens apprennent, par le journal Le Plateau, les projets d’agrandissement de l’ÉMCM. 
  • Première mobilisation : lettre à Diane de Courcy présidente de la CSDM, pétition et différentes démarches auprès de la direction de l’École, des commissaires scolaires, des élus de l’arrondissement et du poste de quartier. De nombreuses pistes de solution sont élaborées par les citoyens et déposées à la CSDM ainsi qu’à l’arrondissement.
  • 2009 - Les permis sont octroyés. Les travaux d’agrandissement débutent. La consultation publique et les analyses d’impact promises par l’arrondissement et la CSDM ne se sont jamais réalisées. Un comité de cohabitation est mis sur pied.
  • Avril 2010 - À la rencontre du comité de cohabitation, le conseiller Richard Bergeron demande à la CSDM une copie des plans d’agrandissement qui ne lui seront jamais remis. Les citoyens sont déçus et peu confiants pour la suite des choses : ils poursuivent leurs démarches auprès des différentes instances tout en vivant quotidiennement les effets indésirables - la circulation intense, les problèmes de stationnement, les incivilités des étudiants, le bruit constant des travaux et les différentes activités générées par l’ÉMCM. Des altercations ont lieu entre les résidents et les étudiants.
  • 5 janvier 2011 - La présidente de la CSDM, Diane de Courcy convoque les citoyens de la rue Parthenais à une rencontre d’information. Les citoyens y apprennent que quelques pistes de solutions proposées seront mises en place d’ici novembre 2011, portant principalement sur le bruit et la lumière. Toutefois, aucune autre demande ne sera reçue par la CSDM, point final. Une rencontre bilan se tiendra en novembre 2011.
  • 18 janvier 2011- La CSDM émet le communiqué suivant :


La CSDM affiche au grand jour une bonne volonté manifeste dans ce dossier, elle ne se prive toutefois pas de claironner qu'"une consultation a eu lieu lors de la première phase des travaux d'agrandissement" alors qu'elle est bien placée pour savoir que c'est faux.

Depuis, malgré les "campagnes de sensibilisation auprès des élèves" que mentionne ce communiqué, d’autres événements irrespectueux du voisinage sont venus perturber la vie des résidents : stationnement illégal, voiture roulant sur le trottoir, intervention policière, contraventions, etc… une bien belle soirée de janvier !

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Le Comité des résidents de Lorimier a décidé de se joindre à Plateau Milieu de Vie. Richard Boutin continue d'agir en tant que porte-parole de ce dossier pour PMV. Au prochain billet, une description de ce que signifie cohabiter avec l'ÉMCM et une analyse de la situation actuelle.

vendredi 28 janvier 2011

La ruelle, poumon de la vie urbaine


Mettons que parce que vous aimez votre ruelle – une de ces ruelles étroites du Plateau, où une voiture passe mais pas plus, sur laquelle donne toute une série de jardins plus ou moins clôturés et autour de / dans laquelle vivent au moins 3 ou 4 familles avec enfants – et que parce que vous l'aimez, et parce que vos enfants l'ont adoptée comme une extension de leur chambre, vous décidez de laisser pousser la verdure qui s'y trouve, aussi anarchique soit-elle. Après tout, selon vous, la verdure a un avantage non négligeable sur le béton puisqu'elle agrémente le paysage, en plus de lutter contre l'effet îlot de chaleur. Et puis les photos que vous prenez de vos enfants sont plus jolies avec des plantes qu'avec des craques d'asphalte et quelques déchets négligemment abandonnés là en guise de toile de fond.

Laisser pousser ce qui vient - armoise, framboisiers, vigne vierge : de quoi habiller n'importe quelle clôture laide.   

L'été se passe, les abeilles vont et viennent, vous raccourcissez quelques branches trop hardies, vos inspections régulières confirment qu'il n'y a ni herbe à puce ni herbe à poux, aussi vous félicitez-vous de votre initiative qui rend ladite ruelle un peu plus vivante et accueillante.

Et puis l'hiver suivant, vers la fin du mois de janvier, vous recevez une contravention eu égard à votre « négligence » (si si) qui a eu pour conséquence que les plantes mesurent plus de 15 cm. Vous apprenez donc du même coup plusieurs choses à la fois :
  • il existe un règlement municipal exigeant de maintenir les plantes du domaine public à moins de 15 cm de hauteur (on se demande bien à qui ça profite, ou plutôt qui peut bien être dérangé par quelques plantes vertes)
  • vous êtes tenu d'entretenir le terrain public adjacent à votre lieu de résidence en autant qu'il s'agisse de verdure (par contre ne parlons pas de déneigement, et encore moins de détritus qui traînent)
  • la « négligence » entraînant une anarchie verte circonscrite sur 50 cm de large dans une ruelle peu passante coûte 3 fois plus cher ($144) que celle impliquant une auto stationnée au mauvais endroit au mauvais moment et gênant la circulation de milliers de personnes ($47)

Voilà pour les choses que vous apprenez. Mais il y en a d'autres qui vous plongent dans des abîmes de perplexité :
  • le constat d'infraction que vous avez reçu date d'il y a presque 4 mois, or il s'agit de la copie d'un original qui ne vous a jamais été transmis
  • le constat (sa copie donc) a beau mentionner une date et une heure (chiffres par ailleurs un peu trop « ronds » à votre goût, 1er octobre à 15h pile, mais passons), il ne mentionne aucunement que le constat a été remis à la personne incriminée, alors qu'il aurait suffi de le laisser dans la boîte aux lettres de l'autre côté (au prix, convenons-en, de 100 mètres supplémentaires de marche à pied)
  • les 30 jours permettant supposément de plaider coupable ou non-coupable sont donc écoulés depuis belle lurette, mais vous n'y pouvez absolument rien puisque vous n'étiez même pas au courant que vous aviez commis une infraction


Il y a de quoi se demander où est rendu le bon sens.

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Source : Ville de Montréal
Montréal lutte (ou annonce qu'elle lutte, ce qui n'est pas tout à fait la même chose) pour garder ses familles, mais dans le grand pot de raisons plus ou moins évidentes pour lesquelles celles-ci fuient la ville, il y a aussi l'adaptation à la réalité des règlements municipaux. Et il semble évident qu'une façon fort économique d'améliorer l'attrait et l'image de la vie familiale en ville, c'est de mettre en valeur ce patrimoine unique des ruelles.

Est-ce donc si difficile à comprendre que des règlements comme ce 15 cm de hauteur maximale de verdure sont absurdes, n'ayant manifestement d'autre but que d'empêcher la vie de s'installer dans ces ruelles ?

Est-ce si difficile à concevoir que le jeu dans la ruelle est partie intégrante de la vie d'enfants urbains ? De la culture urbaine du Québec même ? Pourquoi donc l'interdire (car il existe un règlement à cet effet, si si) sous le prétexte que la ruelle est un lieu de passage, qui doit être dégagé en tout temps ?

Est-ce tellement impossible de voir que c'est grâce au formidable « effet corde à linge » d'une ruelle en santé que des jeunes familles immigrantes (souvent celles qui choisissent la ville, consciemment ou non) s'intègrent dans leur quartier ?

Est-ce si impensable de constater que les ruelles, a fortiori si elles sont verdies et/ou aménagées de sorte à y ralentir - voire y empêcher - la circulation, représentent bien souvent le premier espace de défoulement des enfants qui, entrés par en-avant, sortent par en-arrière pour aller vivre leur vie loin du regard de leurs parents ? Car il n'y a rien de commun entre sortir jouer au parc (sous la surveillance de papa-maman) et sortir jouer dans la ruelle (loin du regard de papa-maman, mais pas vraiment seuls puisqu'il y a toujours 1 ou 2 voisins pour jeter un oeil). 
Sans parler des parents qui au détour d'un 5à7 improvisé, décompressent de leur journée et profitent de la douceur de vivre des derniers rayons de soleil l'été...

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Verdir les ruelles, les « habiter », y réduire la circulation automobile quand c'est possible ou réaliste, y laisser régner une gentille anarchie (plantes, jeux, bancs) comme trace de vie par opposition au laisser-aller d'une ruelle désertée par ses riverains... c'est une façon admirable d'y garder ses habitants, de les attacher à un quartier. 

St-Jean de Ruelle - voisins et convivialité
Dans la ruelle on apprend à vivre ensemble, à se connaître, on discute, on débat, on co-habite dans tous les sens du terme. La ruelle est le lieu par excellence de l'appréciation de la vie urbaine. Alors sous quel prétexte devrait-on la maintenir désertique, sans attraits, dégagée en tout temps - assurément pour le moteur qui aurait un besoin irrépressible de la traverser ?

mardi 11 janvier 2011

Bientôt sur notre blogue

Depuis la mi-décembre, près de 200 citoyens principalement de l'est du Plateau se mobilisent de différentes façons autour de Plateau Milieu de Vie (PMV).
Plusieurs projets s"amorceront au cours des prochains mois. Nous vous tiendrons au courant avec plaisir et si le coeur vous en dit, joignez-vous à nous! Il suffit de nous envoyer un courriel exprimant votre intérêt.

À suivre prochainement:

  • Bilan des rencontres entre le comité des résidents de Lorimier, la direction de l'École des métiers de la construction (ÉMC) et la présidente de la CSDM;
  • Notre plan d'action 2011-2012;
  • Un super projet que nous devons encore garder secret.....