mardi 1 février 2011

L'École des Métiers de la Construction de Montréal et son milieu de vie (2)

Lorsqu'une institution passe allègrement par-dessus les réclamations de ses voisins, il y a de quoi s'irriter. Mais lorsque la même institution annonce vouloir s'étendre, sans même prendre la peine de prévenir ses riverains autrement que par le journal local, il y a carrément de quoi s'inquiéter.

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Tout ce que la CSDM a fait jusqu'à présent était de présenter succinctement ses projets aux résidents qui le lui demandaient avec insistance, sans prendre la peine d'organiser les consultations qu'elle promettait. Comment peut-elle encore s'étonner, avec un tel comportement, que les résidents soient mécontents et qu'ils aient l'impression de ne pas être écoutés ?

Ainsi, malgré ce que la CSDM laisse entendre dans ses communiqués merveilleusement encourageants et démontrant une ouverture d'esprit peu commune, la réunion tenue le 5 janvier 2011 ne l'a été qu'en réponse aux demandes répétées des résidents.


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La CSDM professe sa bonne foi et sa bonne volonté en promettant aujourd'hui de tamiser la lumière des couloirs par des volets prétendument "opaques mais qui laissent passer la lumière" (si elle passe dans un sens... ne risque-t-elle pas aussi de passer dans l'autre ?), par l'installation d'une haie végétale qui clôturerait le terrain avant (haie, est-il besoin de le préciser, qui mettra plusieurs années à arriver à maturité ; et puis quelles plantes résistent au passage de voitures qui ne se gênent pas pour stationner sur le terrain qu'elles sont censées clôturer ?)

Pour ce qui est des problèmes reliés à la circulation excessive, aux livraisons anarchiques, aux moteurs bruyants et tournant à l'arrêt, etc., la CSDM promet l'installation de panneaux dirigeant les camions de livraison vers l'entrée située sur la rue Masson, ainsi que de laisser les étudiants stationner sur ses terrains privés les soirs et fins de semaines. Par contre l'entrée principale demeurera sur la rue Parthenais, concentrant ainsi tous les irritants reliés à cette circulation sous les fenêtres des résidents. 

Et pour le reste, notamment l'aménagement des rues, "c'est du ressort de l'arrondissement". Certes.
Parions-nous sur le fait qu'elle ne s'occupera pas de relayer les demandes des résidents auprès des élus, dans l'esprit de médiation qu'elle annonce encourager ? Les résidents devront donc aller eux-mêmes faire leurs demandes, seuls, et passer une fois de plus pour les seuls éternels « chiâleux » du milieu. Ne vous en faites pas, ils ont l'habitude.

Enfin, un des irritants majeurs de l'agrandissement des locaux de l'ÉMCM, à savoir l'installation d'un ventilateur monstre sur les toîts de la nouvelle bâtisse, est d'emblée écarté de toute discussion. Le ventilateur en question n'est pas encore en fonction, mais les tests effectués à la fin d'automne et dont nous avons été témoins laissent entrevoir une élévation inquiétante du niveau de bruit ambiant

Doit-on comprendre que la direction de l'École s'octroie le droit de polluer son environnement sonore de façon incontrôlée ?


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Il semble que la direction de l'école, avec le consentement de sa Commission scolaire, non contente de tolérer des comportements délinquants de la part de ses étudiants "pour garder les décrocheurs", applique elle-même cette incivilité dans ses propres actes.

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